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Du côté de Benoit FARISSIER
Michel RONDET et Françoise PEYRON
Les parents de Michel RONDET
Les parents de Françoise PEYRON
Cousinage par leur fils Joseph RONDET
 
 
 

 

 

 

 

Ce sont les arrière grands-parents maternels de Benoît FARISSIER

Michel RONDET, le mineur syndicaliste

Michel RONDET est le sixième enfant de Jean RONDET, 40 ans et de Marianne MAZOYER, 32 ans

Il vient au monde 17 août 1841, au Chambon, dans la Loire

Son père est tailleur de pierre, venu de la Creuse, sa mère est rubanière

Ses 11 frères et soeurs portent un patronyme à orthographe (très) variable : les aînés sont DURONDEL,ensuite DURONDET, RONDELLE et enfin RONDET

Il est vrai que dans la Creuse, à l'époque, on dit aussi bien DURONDET que RONDET pour la même personne...

Le 14 janvier 1852, à la demande de son père, Michel reçoit son livret d'ouvrier, obligatoire depuis 1804. Il déclare avoir 14 ans, en réalité il n'a pas encore 11 ans...

"Depuis l'âge de douze ans j'ai travaillé comme mineur pour la compagnie de Montrambert, de la Béraudière à La Ricamarie, sous la direction de Mr Heutter"
Interrogatoire du 5 juin 1971, au tribunal de Saint-Etienne

Il est donc ouvrier aux mines, mesure 1 m 46, a les cheveux et les sourcils châtains, un front ordinaire, des yeux bruns, le nez bien, la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale et le teint coloré

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Il est traîneur, boiseur, piqueur, mineur dans les différents puits de mine du secteur ; pour 1 mois dans un puits, pour 3 mois dans un autre

A 15 ans, en 1856, il perd son frère Jean, 17 ans lors d'un accident à la mine. Il perdra dans les mêmes circonstances ses frères Joseph et Joseph (lequel est lequel ?) en 1878 et 1880

Son père disparait en 1859

En 1862, Michel a 21 ans il est ouvrier aux mines du Montcel, à La Ricamarie

Il habite avec sa mère au lieu du Brûlé

 

Françoise PEYRON nait à Valbenoîte le 10 avril 1841 ; elle est le troisième enfant de Jean-Baptiste PEYRON, 38 ans et de Marie DUPUY, 29 ans

Son frère Jean a 8 ans ; sa soeur Pierrette est décédée à 20 mois

Deux garçons Jean-Baptiste et Jean-Baptiste (lequel est lequel ?) viendront compléter la famille en 1842 et 1855

Son père est voiturier, puis ouvrier aux mines ; sa mère est sans profession ; la famille habite au Crêt du Mas, à La Ricamarie

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Office du tourisme de La Ricamarie (42) - Plan

En 1862, Françoise habite au lieu du Maure, à La Ricamarie ; elle est dévideuse

Le mariage

Ils ne sont donc pas allés loin pour se rencontrer et, le 28 mai 1862, ils se marient à la mairie de La Ricamarie (oui ! dîtes-le à haute voix)

Il y a urgence car leur premier fils, Joseph, naîtra le 7 octobre suivant.. (oui ! comptez sur vos doigts ...)

Marie Anne MAZOYER est "présente et consentante" car Michel est un mineur.. encore mineur

Françoise agit "comme libre et majeure, avec le consentement de son père" ; elle ne sait pas signer, ses parents non plus

Un contrat de mariage a été signé le 11 mai chez Me MERLEY notaire à Saint-Etienne

Les témoins sont Napoléon JOUVE, 53 ans, cordonnier ; Jean MONTAGNE, 27 ans, cordonnier ; Jean-Louis HILAIRE, 60 ans, légiste et Denis REY, 58 ans, ouvrier aux mines

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Leur vie

Ils vivent d'abord au Brûlé, sans doute chez la mère de Michel RONDET

Michel travaille à la mine : il descend aux puits de la Béraudière, de Saint-Dominique, de Montrambert. Les conditions de travail imposées par les Compagnies sont très dures, les accidents sont fréquents, sans protection aucune contre leurs conséquences.

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En 1865, Michel quitte momentanément La Ricamarie, pour aller travailler 8 mois dans les mines de Brassac (Puy de Dôme) et de Bauzac (Haute-Loire)

Michel est délégué à la réunion du 1 juin 1866, à l'origine de la création de La Fraternelle, caisse de secours mutuel destinée aux mineurs et visant à remplacer celle gérée jusqu'à présent par les Compagnies et qui ne répondait pas aux attentes des ouvriers.

L'agitation sociale est intense. Michel, vice-président de La Fraternelle et ardent militant, est chassé de la Compagnie de Montrambert, en janvier 1868. Le couple a déjà 4 enfants et, même avec l'aide de la famille, ce n'est pas la fête tous les jours...

Le 18 juin 1869, un événement va précipiter les choses : des mineurs grévistes empêchent le départ d'un charroi de charbon ; ils sont arrêtés par la troupe pour atteinte à la liberté du travail, puis conduits à la prison de Saint-Etienne. Dans le chemin du Brûlé, d'autres grévistes accueillent les soldats à coups de pierre, la troupe affolée tire : 13 morts. Michel participe à l'accueil fait à la troupe, son vêtement est traversé par les balles. Il est alors condamné à 7 mois de prison, puis gracié : il devient un héros de la lutte ouvrière

Michel Rondet a devant lui des années de combat, de victoires et de revers, certainement une forme de galère pour son épouse et ses enfants

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En 1870, Bourdarel, maire de Saint-Etienne appelle Michel Rondet au poste d'inspecteur de police ; les événements de la Commune de Saint-Etienne verront l'assassinat du préfet lors de l'assaut de l'Hôtel de Ville. Michel Rondet n'est certes pas le meurtrier, mais il est prévenu de provocation à la guerre civile et d'homicide involontaire. Le procès a lieu devant la Cour d'Assises de Riom, le prévenu comparait libre, il est condamné.

Françoise se retrouve avec 5 enfants et devra "assurer", donc reprendre son travail, pendant les cinq années de prison de son époux, de janvier 1872 à janvier 1877 ; la famille habite à La Ricamarie, puis déménage vers Saint-Etienne en 1877, sans doute quand Michel rentre de Landerneau. Aucune remise de peine ne lui a été accordée. Ils font sans tarder un bébé : Marie Joséphine vient au monde le 30 août 1877

On peut se demander si les enfants ont été baptisés car Michel Rondet était anti-clérical ; mais les mineurs ne recevaient leur salaire qu'à condition d'assister à la messe, debout au fond de l'église, les directeurs des mines étant confortablement assis au premier rang...Michel Rondet a été un des rares à combattre en vain la célébration de la Sainte-Barbe

Michel reprend donc le travail à la mine, jusqu'au 16 août 1881 ; il a alors 40 ans, son engagement dans l'action syndicale lui a coûté son emploi de mineur

Sa fonction de permanent syndical des mineurs de la Loire de 1882 à 1888, lui apporte un revenu de 150, 200 puis 50 francs par mois. Ses indemnités de permanent national de 1883 à 1899, sont d'un montant très variable. Il se déplace fréquemment pour des contacts avec les députés et des interventions lors des congrès ouvriers.

Michel et Françoise avec leurs 8 enfants, peut-être en 1888
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En 1888, le couple perd son fils Jean, âgé de 30 ans

En 1890, Françoise, usée par une vie difficile, meurt au cours d'une épidémie d'influenza. Un cortège de 1000 personnes, immortelles rouges à la boutonnière, l'accompagne du 3 de la rue Désiré au cimetière du Crêt de Roch, à Saint-Etienne

Michel lui survivra 18 ans.

Après avoir participé très activement à l'évolution des lois sociales et à l'organisation du mouvement syndical des mineurs, il est devenu un personnage national et international. Il est élu au conseil municipal de Saint-Etienne. Par la suite, il est petit à petit évincé de la vie politique stéphanoise et de la Fédération Nationale.

En 1896, il perd sa fille Jeanne, âgée de 15 ans

Michel souffre de la maladie des mineurs ; en 1902 la mairie de Saint-Etienne lui propose un emploi de surveillant des travaux du Lignon ; il se déplace de chantier en chantier. Il est hébergé quelques temps chez son fils Joseph, puis il loue trois pièces au premier étage de l'hôtel Sarda, au Pont de l'Enceinte.

Sa fille Hélène et ses deux petites-filles Rose et Hélène SURREL vivent avec lui ; après plusieurs mois de maladie, il est licencié fin juillet 1908.

Il meurt le 21 septembre 1908, à 67 ans.

Les enfants

Joseph RONDET

Cousinage

Né le 7 octobre 1862 à La Ricamarie

Houilleur

Epouse Jeannette SAGNARD à Saint-Etienne le 13 janvier 1886

6 enfants : Claude Michel RONDET (1886), Michel Jean Joseph RONDET (1887), Catherine (1891), Marie (1894), Albert Joseph (1898) et Claude Joseph (1901)

Jean RONDET

Né le 15 août 1864 à La Ricamarie

Employé

Décédé à Saint-Etienne le 20 septembre 1894

Joseph RONDET

Né le 22 avril 1866 à La Ricamarie

Employé

Epouse Marie CHASSIGNEUX le 14 octobre 1897, à Saint-Etienne

Un enfant Joseph Jean RONDET (1902)

Hélène RONDET

Née le 11 juin 1867 à La Ricamarie

Célibataire, elle sera le bâton de vieillesse de son père et s'occupera des deux filles de sa soeur Catherine

 

Catherine RONDET

Née le 29 janvier 1870, à La Ricamarie

Ouvrière en soie

Epouse Pierre SURREL le 17 octobre 1891, à Saint-Etienne

Deux enfants : Rose SURREL (1892) et Hélène SURREL (1896)

Marie Joséphine RONDET

Née le 30 août 1877, à La Ricamarie

 

Jeanne Magdeleine Françoise RONDET

Née le 19 janvier 1879 à La Ricamarie

Décédée dans sa seizième année, le 13 juin 1895, à Saint-Etienne

Albert Joseph RONDET

Né le 2 janvier 1882 à La Ricamarie